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La réforme de la curie: Vision, enjeux et perspectives

Soirée Relations

Curie
La réforme de la curie romaine entreprise par le pape François depuis le début de son pontificat commence à être visible. De nouveaux dicastères ont été créés: d’abord, celui concernant les communications el économie, en réponse aux scandales sur ces deux questions (notamment « l’affaire Valileaks » et les malversations financières) ; ensuite. le dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, faisant suite au Synode sur la famille ; enfin, plus récemment. le dicastère pour le développement humain intégral a été mis sur pied dans la foulée, notamment, de l’encyclique Laudato Si sur l’écologie intégrale. Quel esprit el quelle vision animent cette réforme? Qu’est-ce que cela nous dit des orientations et priorités du Pape François à l’égard de la justice sociale? Comment est-elle prise en compte par l’Église du Québec?
Nous aborderons ces enjeux avec :

  • Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval;
  • Nadia- Elena Vacaru, professeure adjointe à Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval;
  • Marco Veilleux, délégué à l’apostolat social et adjoint al)); communications de la Province jésuite du Canada français.

Réforme au Vatican quatre ans plus tard : des progrès

Construction
Au terme d’une quatrième année de son pontificat, le pape François peut se réjouir de la progression des réformes qu’il a initiées. Inspiré par François d’Assise, le Pape avait déclaré vouloir « une église pauvre pour les pauvres ». À Assise, où il s’était rendu en octobre 2013, il s’était fait accompagné par 8 cardinaux qui’il avait désignés pour réformer la Curie. Outre une plus grande transparence, force est de constater que les changements correspondent à ceux évoqués par le regretté Cardinal Turcotte au lendemain du Conclave. Ce dernier avait dit de François à Radio-Canada qu’il était « quelqu’un qui pourrait d’abord être un saint, quelqu’un qui est proche des pauvres, quelqu’un qui pourrait s’attaquer à corriger certaines erreurs de la Curie, à corriger aussi les erreurs de l’Église ». Parmi ses réformes, notons une consultation  plus large pour la nomination des Évêques, la vigoureuse réforme de la gestion économique du Saint-Siège, une volonté d’impliquer les laïcs et des efforts pour mieux gérer la lancinante question des agressions sur les enfants.

Consultation élargie

Contrairement à la tradition, le Pape consulte par la poste les fidèles et le clergé du diocèse de Rome pour nommer son nouveau vicaire. Selon le journal La Croix qui cite le Vatican Insider, « alors que l’actuel vicaire du pape, le cardinal Agostino Vallini, âgé de 77 ans, doit cesser ses fonctions le 17 avril, prêtres et fidèles ont jusqu’au 12 avril pour envoyer par courrier des « suggestions sur le profil du prochain vicaire et aussi éventuellement des noms ». Cet appel a été lancé par le pape lors d’une rencontre privée avec 36 responsables du diocèse, qui compte 334 paroisses pour 2,8 millions d’habitants ».

Poursuites criminelles et liste blanche

La réforme de l’Institut des œuvres de la Foi connu sous le vocable de Banque du Vatican est celle qui a le plus progressé. Selon la RTS (Radio Télévision Suisse), 5 000 comptes ont été fermés, 12 000 euros saisis, 2 directeurs de la banque ont été tenus criminellement responsables par la justice Italienne pour violation des normes anti-recyclage grâce au concours des nouvelles autorités de l’Institut.

L’Italie a mis le Vatican sur sa « liste blanche » des États dont les institutions financières sont considérées comme transparentes, après plusieurs années de réformes menées par le pape François et son prédécesseur. Ou plutôt, le ministre des finances italien a sorti le Vatican sa liste noire des États fiscalement « à risques » en signant des accords d’échange de renseignements avec la Banque du Vatican.

1,3 milliard d’euros trouvés

La réforme de la curie a mené à la création d’un « Conseil pour l’économie » et un « Secrétariat pour l’économie ». Ce dernier, sous la responsabilité de Cardinal Pell, dispose désormais d’un pouvoir de « contrôle et vigilance en matières administrative et financière » sur tous les dicastères de la Curie (Congrégations, Conseils pontificaux, Tribunaux, Secrétairerie d’État) ainsi que sur les « institutions liées au Saint-Siège ou s’y rapportant et les administrations du Gouvernorat de la Cité du Vatican. »

Le cardinal Pell, dans une déclaration au quotidien français La Croix,  a admis que « l’examen des caisses des différents services du Vatican avaient permis de trouver 442 millions d’euros non utilisés, s’ajoutant aux 936 millions trouvés dans un premier temps, des fonds légaux ». Bien que certaines Secrétaireries d’État soient jalouses de leur indépendance et que les fonctionnaires n’étaient pas spécialement loquaces, le Cardinal a affronté une résistance mois grande d’appréhendée, a-t-il confié au Catholic Herald en 2015. À l’exception d’une nécessaire réforme de la Caisse de retraite, les finances sont maintenant saines selon lui.

Le C8

Le C8, appelé ainsi parce qu’il est constitué par 8 cardinaux désignés par le Pape, a pour mandat de voir à la réorganisation de la Curie romaine, à la manière d’être de l’Église et de traiter des questions sensibles pour les laïcs. Sur la question des laïcs, « certains catholiques pensent encore qu’un prêtre doit être présent pour que l’Église fonctionne. C’est absurde ! », avait déclaré le cardinal Marx, membre du C8. Ce C8 est composé de deux Européens (l’Italien Giuseppe Bertello, l’Allemand Reinhard Marx, par ailleurs président de la Comece), deux Sud-Américains (le Chilien Francisco Javier Errázuriz Ossa et le Hondurien Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, également président de la Caritas Internationalis), un Nord-Américain (Sean O’Malley, des États-Unis), un Asiatique (l’Indien Oswald Gracias), un Africain (Laurent Monsengwo Pasinya, de la République démocratique du Congo) et un originaire d’Océanie (l’Australien George Pell). Plusieurs parmi ces cardinaux ont été cités par les médias comme de hautes figures du dernier conclave.

Le Pape vise d’abord un changement d’attitude où les réformes structurelles doivent s’en faire l’écho. « On ne fait pas la connaissance de Jésus en première classe », avait-il lancé au début de son pontificat, après avoir, une semaine auparavant, tancé les « évêques-voyageurs ».

Plusieurs sujets ont été abordés par le groupe responsable de la réforme.  Par exemple, la nomination d’un modérateur responsable de faire le lien entre les dicastères et le rôle des Laïcs ont été discutés en 2013Le nouveau visage de la Curie sera plus synodal et moins monarchique, plus collégial et moins pyramidal, il s’inspirerait du mode de gouvernement déjà en oeuvre au sein des ordres et congrégations religieuses, dont les jésuites.

La responsabilité des sanctuaires internationaux incombant au Saint-Siège qui était la responsabilité de la Congrégation pour le clergé est désormais assumé par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Deux nouvelles congrégations ont également été approuvées : l’une aux laïcs, à la famille et à la vie, l’autre à la charité, à la justice et à la paix.

Agressions sur les enfants : efforts et raté

Afin de lutter contre la pédophilie et les abus sexuels au sein de l’Eglise, le pape a institué en mars 2014 une commission pontificale pour la protection des mineurs dans laquelle siègent dix-sept experts du monde entier – dont certains sont des anciennes victimes. Il a par la suite créé une nouvelle instance judiciaire sous la responsabilité de la Congrégation pour la doctrine de la foi, héritière de l’ancienne Sacrée congrégation de l’inquisition romaine et universelle, organisme chargée de veiller au respect du droit canon. Ce tribunal est chargé de juger les évêques lorsque ceux-ci auront caché des abus sexuels commis par des prêtres de leurs diocèses.

Cependant, la seule membre victime d’abus sexuels, Marie Collins a démissionné le 1er mars 2017 en déplorant les refus et les lenteurs de la Curie à appliquer les recommandations de la Commission et en dénonçant la Congrégation pour la doctrine de la foi dont elle jugeait l’approche judiciaire opprimante pour les victimes. Plus précisément, elle était outrée qu’on refuse aux victimes le droit d’être assistées d’un avocat lors de leur comparution devant le tribunal. Selon Marie Collins, on confond victime et accusé. Marie Collins ne remet pas cependant en question la bonne foi du Pape François, mais bien celle de la curie.

Ces réformes n’arrêteront surement pas le déclin de l’Église catholique, mais permettront à tout le moins de mettre à jour l’appareil administratif.

Changer les religions

Les religions et en particulier les grandes religions occidentales affichent une image dictée par leurs extrémistes. C’est notamment le cas pour le Catholicisme, le Judaïsme et l’Islam. Les extrémistes de deux dernières religions sont d’ailleurs les protagonistes de guerres confessionnelles. Pourtant certains de leurs ministres, humblement, tentent de réformer leur religion afin de la rendre plus moderne et plus ouverte. Un documentaire québécois d’une heure en fait un portrait. À une plus grande échelle, un réseau mondial s’est constitué à l’occasion du 50e anniversaire du Concile Vatican II. Il s’est donné pour mission de susciter des réflexions et de faire des propositions  sur les réformes à entreprendre dans l’Église catholique. Voici ces démarches.

Ma foiThomas Rinfret, après une carrière éclectique en ski professionnel, s’est orienté en production cinématographique. Après avoir produit avec succès des films sur le ski extrême, il est désormais réalisateur à Télé-Québec. Âgé de près 35 ans, père d’un jeune enfant, Rinfret s’est interrogé sur la pertinence de faire baptiser son fils.

C’est cette question qui lui a inspiré le documentaire Ma Foi présenté en décembre 2016 à Télé-Québec. Il nous présente sa quête faite auprès d’un prêtre catholique, Pierre-Gervais Majeau, incidemment membre du Réseau des Forums André-Naud, de deux Imans,  dont un homosexuel et un… skieur et enfin, une Rabbin. Tous ces ministres religieux travaillent à réformer leur religion afin de les mettre à jour avec les exigences de nos sociétés contemporaines et afin de corriger l’image négative que ces religions transmettent dans l’opinion. Par ailleurs, un spécialiste présente des données factuelles sur l’État de ces religions.

Le documentaire permet ainsi de mieux comprendre l’état d’esprit avec lequel les Québécois nés après 1960 appréhendent la religion. Il donne aussi un aperçu des efforts déployés actuellement pour combler le retard qu’on pris les religions.

Par ailleurs, le Réseau conseil mondial s’est constitué à l’occasion du 50e anniversaire de Vatican II lors d’une rencontre qui s’est déroulé à Rome du 20 au 22 novembre 2015. Environ 100 délégués venant de 28 pays répartis dans les 5 continents se sont réunis pour entamer une démarche visant à réformer l’église catholique selon deux perspectives :

  1. la manière d’être de l’Église ( le peuple, y compris la hiérarchie ), son fonctionnement et son organisation afin de l’ améliorer, de sorte qu’elle soit au 21eme siècle ce qu’elle dit être ,
  2. le dire et le faire de l’Église afin de permettre à ses membres d’éclairer, avec l’Esprit de Jésus, notre monde en constante évolution, et de contribuer à sa transformation en un monde de paix, de justice sociale et économique, de solidarité, un monde luttant contre la pauvreté dans lequel chaque homme et chaque femme puisse se développer dans toutes les dimensions de son être.

Réseau conseil mondialInitié par le Réseau Européen Églises et Libertés et le Mouvement International Nous Sommes Eglise, le réseau est constitué et appuyé par des organisations comme le Réseau des Parvis de France, le Catholic Church Reform International (CCRI), le  Movimento Fé e Política brésilien ou le Réseau des Anciens Jecistes d’Afrique (RAJA) d’Afrique qui font partie des nombreuses organisations qui appuient la déclaration Council 50 adoptée à l’occasion de la réunion de Rome. La déclaration comporte des engagements des membres selon les perspectives évoquées plu tôt et sur différents thèmes :

  1. Dans le monde
    1. Paix et guerre
    2. Justice économique et sociale
    3. Environnement et développement durable
    4. Genre, sexualité et famille
  2. Dans l’Église
    1. Ministères et égalité entre les femmes et les hommes
    2. Communautés ecclésiales de base
    3. Dialogue au sein de l’Église et avec le mond
    4. Église des pauvres

Le réseau s’est donné un plan d’action qui vise notamment à identifier les réformes nécessaires et à tenir des « Synodes du peuples de Dieu ». Le premier Synode est prévu pour 2018 et devrait se tenir à Brasilia, Brésil. Les sujets traités par ce Synode devraient être :

  • mettre l’accent sur les insuffisances de la manière d’être et de l’organisation actuelle de notre Église;
  • présenter des alternatives à la lumière du Concile Vatican II, de l’Évangile, et des résultats des approches théologiques, y compris de la théologie de la libération;
  • exprimer une vision, fondée sur le message de Jésus, qui soit capable d’inspirer le monde entier pour la justice sociale et économique, la solidarité, les droits humains, la préservation de notre planète et de la paix.
  • restaurer l’espoir que l’esprit d’ouverture exprimé il y a plus de 50 ans dans les documents du Concile, ainsi que dans les écrits, les paroles et la pratique de notre pape François.

Il y a là une immense tâche à accomplir. Et il reste à savoir si cela suffira pour répondre aux besoins de celui qui est en quête de Foi.

Droits de la femme : lenteur et mauvaise foi

ONU FemmesLe 7 décembre 2016, le Conseil du statut de la femme affirmait que l’école participe à l’inégalité des sexes et constatait que le cours d’éthique et de culture religieuse dispensé par le ministère de l’Éducation du Québec était sexiste. Pourtant, la Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée le 10 décembre 1948, il y a 68 ans. C’est aussi en décembre, le 6 décembre 1989, à Montréal, dans un établissement universitaire, qu’un homme séparant les femmes des hommes, assassinait froidement, à l’arme automatique, 14 jeunes filles pour le seul motif qu’elles étaient des femmes. Dans son numéro de décembre 2016, la revue Relations constate que si « sur les questions écologiques, économiques et sociales, la posture progressiste du présent pape est indéniable, » La popularité de ce pape « sert d’écran au régime d’apartheid des femmes prôné par le Vatican », chef-lieu d’une une « Église fortement patriarcale et hiérarchique ». Force est de constater que la progression des droits des femmes est lente et que les religions constituent un verrou.

Ce n’est pas le seul cours d’éthique et de culture religieuse qui pose problème selon le Conseil du statut de la femme, c’est aussi l’enseignement de l’histoire qui est en cause et plus généralement les croyances et pratiques éducatives du corps enseignant. Dans une avis de 154 pages, le Conseil constate « l’absence de formation spécialisée sur les inégalités entre les sexes pour les personnes faisant l’évaluation des manuels, le caractère facultatif des pistes de réflexion qualitatives et la difficulté d’évaluer certains manuels qui nécessitent une analyse qualitative plus poussée, comme ceux d’histoire. » Documenté par une questionnaire auquel ont répondu 400 enseignants, le Conseil constate que les jeunes hommes enseignants considèrent que l’égalité des sexes est atteinte et qu’ils manifestent une neutralité envers les sexes. Ainsi, cette croyance « s’ajoutant à la conviction que les garçons et les filles ont des besoins différents par nature, on observe chez le personnel enseignant une difficile prise de conscience des inégalités entre les sexes et des actions nécessaires pour y remédier. » Le conseil formule 10 recommandations pour remédier au problème.

L’égalité des hommes et des femmes n’est pourtant pas un luxe mais une nécessité, sinon pour vire en paix, du moins pour échapper aux massacres comme le précisent les Considérants de la Déclaration et comme le rappelle une résolution du Comité de sécurité de L’ONU. C’est un comité de l’organisation des Nations-Unies présidé par une femme, Eleanor Roosevelt, la veuve du président américain et composé de représentant de chaque continent qui a eu pour mandat, en février 1947, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, de rédiger une Déclaration internationale des droits de l’homme. L’application de cette déclaration avait pour objectif d’éviter les carnages des guerres du XXe siècle qui, s’ils se répétaient, mèneraient à la destruction de l’humanité. L’égalité entre les hommes et les femmes est explicitement évoquée dans les Considérants et confirmée notamment aux articles 1 et 2 de la Déclaration. Pourtant, plus de 60 ans plus tard, la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, à l’occasion de la publication d’un « rapport mondial fouillé » arrive à la conclusion que les avancées de la cause des femmes sont « d’une lenteur inadmissible » et  que « certains de leurs aspects sont même caractérisés par une stagnation, voire une régression ».

Après tout, les attentats perpétrés un peu partout dans le monde ne sont pas étrangers au statut de la femme même s’ils ne sont pas aussi explicites que le massacre de Polytechnique. Selon le ministère de la Sécurité publique du Québec, « 5 340 infractions sexuelles ont été compilées au Québec par les corps policiers en 2014 ». Or, il seules  5% des agressions sont déclarées de l’aveu même du ministère. L’émission Enquête de la SRC, révélait que les policiers eux-mêmes, et sur une base systémique, contribuaient à la violence faite aux femmes autochtones. À telle enseigne, que le gouvernement du Québec a annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête pour étudier le problème. Bref, non seulement au chapitre de la condition féminine, la seule violence faite aux femmes n’est pas réglée mais encore, on semble que n’en voir la partie émergée. Et encore, cela se passe au Québec, dans une des sociétés les plus avancées au monde.

Dans ce contexte, l’attitude de l’Église catholique fait partie du problème. Sa doctrine cautionne des relations inégalitaires aux conséquences tragiques. C’est ce que rappelle avec force Denise Couture, professeure à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal dans un texte publié dans le numéro de Novembre-Décembre de la revue Relations et signalé par le numéro de décembre du Monde Diplomatique. Selon elle, la doctrine patriarcale de l’Église catholique, « édictée par un groupe d’hommes et imposée comme une vérité unique, sert une politique de subordination du groupe des femmes au groupe des hommes. » Constatant une réelle mauvaise foi, elle précise :

Les organismes du Vatican la formulent autrement, de manière adoucie et recevable. Ils utilisent plutôt des concepts féministes, inversant leur signification et camouflant l’irrecevable. Ils emploient à profusion l’expression « égalité des sexes », alors qu’ils l’entendent au sens d’une complémentarité dans la différence (séparation) de fonctions par ailleurs égales en dignité. Ils utilisent le concept féministe de « libération de la femme », réemployé au sens de la valorisation du rôle de mère au service des autres. Ils parlent de « lutte contre la discrimination des femmes », mais pour signifier notamment la lutte contre des lois civiles « injustes » permettant l’accès à la contraception ou à l’avortement.

Denise Couture convient que le discours du Vatican a changé sur bien des sujets depuis l’avènement de François, et que certains changements ont été effectués, mais elle n’en conclue pas moins que le « régime d’apartheid des femmes promu par le Vatican » règne toujours. En ce mois de la nativité et au lendemain du jour de l’Immaculée conception, le féminisme doit gagné en force si la paix est un objectif véritable.