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Colloque – Forum social mondial 2016


Le Forum social mondial (FSM) est le plus grand rassemblement de la société civile visant à trouver des solutions aux problèmes de notre temps. Initié en 2001 au Brésil, le FSM rassemble à chaque édition plusieurs dizaines de milliers de participantes pour plus de mille activités (ateliers, conférences, performances artistiques…) portant sur diverses thématiques (développement social, économie solidaire, environnement, droits humains, démocratisation…). Une charte de principes définit les grandes orientations de ce qu’est le FSM, ses valeurs, ses objectifs et ses règles basiques de fonctionnement.

Le Collectif FSM 2016 au Québec rassemble, depuis mai 2013, des personnes œuvrant au sein de différentes organisations, des professionnel.le.s de l’organisation, des artistes, des universitaires et des citoyen.ne.s engagé.e.s autour de l’objectif d’organiser un FSM au Québec.

Les axes thématiques contenus dans cette propositiosont issus d’un processus de travail collaboratif réalisé de septembre 2015 à janvier 2016. Ce travail, coordonné par le GT programmation du FSM 2016, s’est déroulé en plusieurs étapes combinant des séminaires de travail à Montréal (1-3 octobre 2015 et 16 décembre 2015) et des consultations internationales par Internet (septembre et décembre/janvier 2016).

La finalisation de ces axes thématiques interviendra au cours d’un dernier séminaire de travail organisé à Porto Alegre (Brésil) lors Forum social mondial thématique (19-23 janvier 2016) et de la réunion du Conseil international du FSM qui suivra (23-24 janvier 2016).

Ces axes thématiques ont pour but de faciliter la construction de la programmation générale du FSM 2016, en guidant les personnes qui souhaitent proposer des activités via le processus d’auto-programmation. Ils permettront aussi aux participantes et participants du FSM 2016 de mieux comprendre la structure de la programmation du FSM et d’identifier les thématiques qui les intéressent.

  1. Alternatives économiques, sociales et solidaires
  2. Communications, sciences, culture, technologies et démocratisation des savoirs
  3. Culture de la paix, prévention et résolution des conflits
  4. Décolonisation et solidarité internationale pour un autre développement
  5. Défense de la Terre-Mère et justice climatique
  6. Démocratisation et pouvoir d’agir de l’humanité
  7. Droits humains, dignité et auto-détermination des peuples
  8. Identités, diversités et genres
  9. Lutte contre les inégalités, services publics et partage des ressources
  10. Migrations et citoyenneté sans frontières
  11. Luttes et convergences des mouvements sociaux et citoyens
  12. Travailleurs-ses et citoyens-nes face à la mondialisation capitaliste
  13. Autres

La guerre en Syrie et en Irak, l’État islamique et le Canada

Conférence La guerre en Syrie et en Irak, l’État islamique et le CanadaL’objectif de la conférence est d’offrir à ceux et celles que ces sujets préoccupent une occasion d’aller au-delà de la présentation simpliste de cette guerre et de l’État islamique (EI) par nos pouvoirs politiques et nos grands médias. Nous tenterons de cerner les nombreux enjeux régionaux et géostratégiques des guerres en Syrie et en Irak , de resituer l’émergence et la consolidation de l’EI et d’autres groupes djihadistes dans l’histoire récente de ces pays et du Moyen-Orient, d’identifier les bases de l’attraction que peut exercer leurs discours en Irak, en Syrie et ailleurs dans le monde, etc. Il y sera aussi question, évidemment, de la nouvelle position et de la participation canadienne à la guerre en Irak et en Syrie.

Grosso modo, la conférence se déroulera en quatre parties d’une heure chacune. Chaque partie comportera une présentation de 25 à 30 minutes et sera suivie d’une période de questions/discussion de 30 minutes.

    1. Guerres en Syrie et en Irak : enjeux, intérêts et forces en présence
      par Samir Saul, professeur agrégé d’histoire des relations internationales au Département d’histoire de l’Université de Montréal.Portrait, à grands traits, des conflits pluriels qui traversent ces guerres, des diverses forces en présence – localement, régionalement et globalement – et de leurs intérêts spécifiques; enjeux régionaux et géostratégiques. Dans ce contexte, quels sont les objectifs du processus de négociation actuel parrainé par l’ONU et ses “chances” d’aboutir ?
    2. Guerres en Irak et en Syrie : émergence et consolidation de l’EI
      par Michael Hennessy Picard, chargé de cours et doctorant en droit à l’Université du Québec à Montréal.Comment l’histoire récente, en Irak et en Syrie, permet-elle de comprendre l’émergence et la consolidation de groupes djihadistes et, en particulier, de l’État islamique ? Sur quelles bases le discours et l’action de l’EI arrivent-ils à susciter l’adhésion d’une partie de la population ?
    3. En Occident, au Canada et au Québec : “radicalisation” et lutte contre la “radicalisation”
      par Valérie Amiraux, professeure titulaire au Département de sociologie de l’Université de Montréal.Compréhension des facteurs qui président au phénomène que les autorités désignent sous le terme de “radicalisation” et critique du discours officiel à ce sujet; impacts dans nos sociétés de la façon dont se mène la soi-disant guerre “contre le terrorisme” (en particulier : islamophobie et atteinte aux libertés civiles)
    4. Participation du Canada à la guerre en Irak et en Syrie
      par Raymond Legault du Collectif Échec à la guerre.Comment comprendre les modifications de la participation du Canada à la guerre en Irak et en Syrie apportées par le nouveau gouvernement libéral ? À quel genre de redéfinition de la politique étrangère canadienne faut-il s’attendre après la fin des “années Harper” ? Les nouveaux défis qui nous attendent.

Nous espérons que cet événement suscitera votre intérêt, qu’il contribuera à répondre à certains de vos questionnements et vous stimulera à poursuivre la lutte contre la guerre et le militarisme ici même !

Bruxelles : parler aux canons

Avec mon amoureuse tôt mardi matin le 22, je roulais sur l’autoroute des Laurentides pour nous rendre en raquettes à notre tout petit chalet familial perdu dans les bois de Saint-Faustin-Lac Carré et profiter du ciel bleu, se détendre, rêver…
Raquettes
Nous roulions et soudainement à la radio nous avons ressenti l’horreur pénétrer en nous et atteindre notre cœur. L’horreur à Bruxelles, le carnage et l’inhumanité.

Des paroles et une musique ont surgi de ma mémoire :

Quand on n’a que l’amour
À offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on n’a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
À chaque carrefour
Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour

Quand on n’a que l’amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours…

Parler aux canons quand nous n’avons que la force d’aimer est un défi… décourageant en partant : pas de taille ! Les gros écrasent les petits depuis toujours… et c’est encore la réalité.

Parler aux canons durant la Semaine sainte en plus, c’est se souvenir qu’à une autre époque Quelqu’un l’a fait dans sa ville et a perdu la guerre : crucifié! Cela veut dire : « Ta gueule ! Pas de taille ! Tu vois bien ! » Alors qu’est-ce qui est « de taille »? Il faut miser sur quoi pour assurer à nos frères et sœurs un avenir qui a de l’allure ?

La veille de sa condamnation, on rapporte que ce Quelqu’un avait posé quelques gestes dérangeants comme le pain partagé, le vin versé et le lavement des pieds et que lors de l’exécution de sa sentence sur la colline il aurait dit quelque chose comme « sans avoir rien que la force d’aimer, nous aurons dans nos mains, Père, amis, le monde entier. »

Suite à ces horribles nouvelles à la radio, nous roulions toujours sur l’autoroute, arrive l’émission radiophonique de Catherine Perrin à la SRC dont l’un des invités est Pierre Gingras, un scientifique spécialiste de la botanique.

Il nous renseigne sur la résurrection de certaines plantes… des plantes, peu nombreuses, capables de « forcer le destin » et de « ressusciter »  après avoir demeurer enterrées et revenir entièrement vivantes après des millions d’années d’horreurs sous terre. L’intervention du botaniste a soulagé mon cœur excité et découragé et j’ai entendu Jacques Brel de nouveau :

Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis, le monde entier.

Assis au soleil sur la galerie enneigée du chalet, une coupe de rouge à la main, nous regardions nos raquettes appuyées sur la corde de bois, nos merveilleux conifères, les mésanges, le lac blanc qui deviendra bleu bientôt, et j’ai dit à ma bien-aimée : « Un scientifique et un artiste viennent de secouer et de ranimer mon espérance. C’est une bonne nouvelle. Santé ! »