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Y trouve-t-on des signes d’amour ?

Gregory Baum, théologien

(N.D.L.R.) Dans le cadre du Synode romain sur la famille tenu en 2014 et en 2015, le Forum André-Naud a demandé  à des auteurs, parmi d’autres, de rédiger une opinion afin d’alimenter la réflexion sur le sort réservé à la famille en 2015. Voici un extrait de la « courtepointe » qui a été publiée dans notre dernier bulletin.

La communauté Saint-Pierre Apôtre de Montréal, dont je suis membre, a élaboré sa vision de la famille, contribution au Synode Romain d’octobre 2015. Cette communauté se décrit ainsi : « Notre famille chrétienne est riche du vécu des personnes célibataires hétérosexuelles et homosexuelles, bisexuelles et transgenres; des couples hétérosexuels, des couples homosexuels, de couples divorcés, de couples remariés; de familles biparentales, de familles monoparentales, de familles recomposées, de familles homoparentales.

Pourquoi cette paroisse espère-t-elle pouvoir influencer l’enseignement officiel de l’Église? Premièrement, le pape François a maintes fois déclaré qu’il veut une Église ouverte, capable d’intégrer à la vie paroissiale les catholiques actuellement exclus. Deuxièmement, le rapport du Synode Romain 2014 montre que les évêques, conscients que dans le monde actuel la famille traditionnelle a été fragilisée, veulent apporter de l’aide à des catholiques vivant dans des unions non reconnues par l’Église, se débrouillant seuls avec leurs enfants, ou formant une famille inhabituelle.

Dans le rapport intérimaire du Synode 2014, en effet, on trouve une approche pastorale tout à fait innovatrice, que j’ai déjà présentée dans les pages de la revue Relations et que je veux décrire brièvement ici. Le rapport se réfère à l’affirmation quasi paradoxale du con-cile Vatican II: d’un côté, l’Église catholique est la seule véritable Église, d’un autre côté, les autres Églises chrétiennes, moins parfaites, communiquent le baptême et des vérités évangéliques à leurs membres, faisant ainsi partie du mystère de l’Église. Le rapport voit le même paradoxe dans la situation contemporaine des familles: d’un côté, le mariage ca-tholique, sacramentel et indissoluble, institution parfaite de Dieu, et de l’autre côté, les autres unions, stables et moins stables, contenant souvent des éléments positifs manifes-tant que Dieu y est présent.

Le rapport ne donnant pas une liste des éléments positifs de ces unions non conformes, j’en propose quelques-uns: la confiance en Dieu, l’appui mutuel, l’amour altruiste, le soin dévoué des enfants, l’empressement de se pardonner, et l’effort commun pour être au service de la société. On trouve dans ces unions non reconnues toutes sortes d’expressions d’amour, signes de la présence de Dieu, que – selon le rapport – l’Église officielle doit reconnaître et respecter. L’appréciation positive de la vie d’amour dans des couples «pas correctement» mariés est tout à fait nouveau dans l’Église catholique. Cela représente un saut vers une nouvelle théologie: on passe d’une approche déductive à une approche inductive. Je m’explique: dans le passé, à partir d’une idée claire du mariage catholique, on concluait que les catholiques dans une union non conforme vivaient dans le péché; aujourd’hui, selon le rapport, pour arriver à un jugement sur les catholiques dans une union non conforme, il faut regarder ce qui se passe dans cette union. Il s’agit d’une approche empirique: est-ce qu’on y trouve des signes d’amour, de service altruiste et des efforts communs pour faire du bien? Si oui, le rapport veut que l’on respecte cette union imparfaite et qu’on l’accueille dans la paroisse.

Cette approche théologique généreuse me rappelle une antienne qu’on chantait dans l’ancienne liturgie de la Semaine Sainte : ubi caritas et amor, Deus ibi est, là où se trouvent l’amour et la charité, Dieu est présent. Cette approche théologique conduit aussi à une nouvelle perception des unions homosexuelles Pour évaluer moralement ces dernières, il faut regarder ce qui se passe dans ces unions : est-ce qu’on y trouve l’amour, l’amitié, l’appui mutuel, un sens commun de responsabilité citoyenne, etc. ? Si oui, on doit respecter ces couples catholiques: leur union est imparfaite, mais le comportement des personnes impliquées est appuyé par la grâce de Dieu.

Les paragraphes du rapport intérimaire du Synode 2014 qui présentent cette nouvelle approche théologique et pastorale ne se retrouvent plus dans le rapport final, publié après le Synode. Il semble bien que ces paragraphes ont été supprimés par des cardinaux conservateurs ne partageant pas l’ouverture du Pape François. Il est donc important que les catholiques progressistes s’organisent pour soumettre leur témoignage à la considération du Synode 2015.

Convocation – Assemblée générale 2014

CONVOCATION  à la 9e assemblée générale
du Réseau des Forums André-Naud

Tous les membres du Réseau des Forums André-Naud sont convoqués à la 9e assemblée générale de leur organisme qui aura lieu le mercredi 22 octobre 2014 à la Maison de la Madone à Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), de 9h30 à 17h30.

L’horaire officiel de la journée est joint à cette convocation.

La personne ressource qui nous accompagnera durant cette journée de ressourcement et de débats est ANDRÉ BEAUCHAMP, prêtre, environnementaliste (ex-président du BAPE), animateur de retraite, auteur de plusieurs livres… Cette journée sera l’occasion de donner des suites à nos travaux sur la famille et de nous questionner nous-mêmes :

 BAISSER LES BRAS OU VOIR PLUS LOIN?
  • Le coût de la journée est de $35 (incluant les 2 repas) payable à l’accueil dès 9h30 (chèque à l’ordre du Réseau des Forums André-Naud ou argent comptant). Si vous ne prenez pas le repas du soir, en informer la personne à l’accueil qui nous remettra $5.
  • Les membres peuvent aussi payer le coût du renouvellement de leur adhésion ($25) au moment de leur inscription officielle à l’accueil.
  • Pour une meilleure organisation (repas, documents à imprimer, formation des ateliers…) il est demandé aux participantes et participants de faire une pré inscription AVANT LE 15 OCTOBRE par un simple courriel (gadbois_andre@videotron.ca), par téléphone (450-666-1818) ou par la poste (voir au haut de cette page).

La Maison de la Madone est située à côté du sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap au 10, rue Denis-Caron à Trois-Rivières (secteur du Cap-de-la-Madeleine). Il est possible d’y réserver une chambre pour y passer la nuit (819-375-4997). Le souper a lieu à 17h30. La librairie Paulines sera sur place pour nous offrir entre autres des œuvres reliées à notre thématique.

THÉMATIQUE

HORAIRE DE LA JOURNÉE

En mémoire de Claude

En mémoire de Claude

André Gadbois pour tout le Réseau des FAN

« Comme lui savoir dresser la table
Comme lui savoir nouer le tablier
Se lever chaque jour
Et servir par amour comme lui. »

Ce sont les paroles que nous avons chantées le 18 juin 2011 durant la célébration de sa vie. Claude est décédé le 9 juin 2011, voilà déjà trois ans. Ces paroles ont été exprimées durant la préparation du pain et du vin pour l’eucharistie… mais Claude Lefebvre les a aussi incarnées durant tout son ministère sur les rues de tous les quartiers où il fut envoyé pour servir. Dans tous les quartiers, il se tenait parfois en tête de la gang, d’autres fois au milieu de la gang, et même d’autres fois en arrière de la gang : il orientait, il était avec, il encourageait. « Nous avons été inspirés, écrivait Émile Anizan, fondateur des Fils de la Charité dont Claude était membre, de prendre comme Patron non pas un saint, mais Notre-Seigneur lui-même. » (p. 74) Claude était habité par le Crucifié que la bienveillance du Père a ressuscité.

« Si tu t’interroges sur le secret des choses
Si devant l’inconnu tu ne sais que penser
Si l’on ne répond pas aux questions que tu poses
Amène-toi chez nous je saurais t’écouter
La vérité m’échappe, je n’en sais pas grand-chose
Mais peut-être qu’à mille nous saurons la trouver.
Viens! »

Des paroles de Jacques Michel qui l’inspiraient… et que Claude vivait. Des paroles chantées par l’assemblée à la fin de la célébration le 18 juin 2011. Des paroles qui l’ont inspiré en 2006 quand il a fondé le Forum André-Naud devenu le Réseau des Forums André-Naud.

Merci, Claude, de nous avoir révélé de grandes choses, d’avoir été aussi tenace et robuste dans ton espérance. Merci pour ton immense sourire et la largeur de tes mains capables d’en cueillir et accueillir beaucoup.

Réflexion sur la famille

Réflexion sur la famille
Réflexion théologique sur la famille

Le Pape François a convoqué un synode des évêques sur la famille pour octobre 2014. Pour s’y préparer adéquatement il a demandé une consultation de tous les catholiques du monde à partir d’un questionnaire. C’est une première dans notre Église. Mais une consultation ne donne pas nécessairement des décisions suggérées par les participants. L’Église n’est pas une démocratie participative. J’ai tout de même décidé de participer à cette consultation à titre individuel et je vous propose de lire ma réflexion théologique que j’ai fait parvenir à la personne responsable pour le diocèse de Trois-Rivières. Je vous l’envoie car j’utilise ma famille à plusieurs reprises à titre d’exemple d’une famille du XXIème siècle.

Questionnaire sur la famille

Vous pouvez choisir de répondre aux questions qui vous intéressent.

  1. Comment l’enseignement de l’Église sur la famille est-il connu, accepté,   refusé et/ou critiqué dans les milieux? (Ex. : les méthodes de contraception, union d’un homme et d’une femme, sur l’éducation des enfants, sur les sacrements, etc.)
  2. Quels sont les facteurs culturels qui empêchent la pleine réception et la pleine compréhension de l’enseignement de l’Église sur la famille?
  3. Sur quels aspects sommes-nous les mieux informés?
  4. La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme, est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?
  5. Comment en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?
  6. Comment les baptisés (vivant en union libre, divorcé-séparé-remarié) vivent-ils leur situation? En sont-ils conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements?
  7. Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation?
  8. La connaissance et la simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourraient-elles offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées.  Si oui, sous quelles formes?
  9. Quel est le comportement de l’Église tant envers l’État promoteur d’union civile entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union?
  10. Quelle attention pastorale est-il possible d’avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d’union?
  11. En cas d’union entre personnes de même sexe qui ont adopté des enfants, quel comportement pastoral pouvons-nous tenir en vue de la transmission de la foi?
  12. Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances?
  13. Du point de vue pastoral, quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?
  14. La doctrine morale de l’Église est-elle acceptée? Quels sont les aspects les plus problématiques qui en rendent difficile l’acceptation par la plupart des couples?
  15. Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité? Comment favoriser la croissance des naissances?
  16. Jésus-Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme : la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive?
  17. Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ?
Commentaires personnels sur les questions

J’hésitais à me prononcer sur ce questionnaire dont le texte me paraissait piégé par l’enseignement de l’Église. Je relis et relis ces questions qui me semblent viser un seul but : récupérer tout le monde dans le giron de l’enseignement de l’Église. Quelques phrases du «Magistère incertain» d’André Naud, théologien au Concile Vatican II, ont favorisé ma réflexion. Je reprends quelques citations :«Quelle est la compétence réelle dont l’Église dispose pour venir imposer son système d’interprétation personnelle aux couples?» et encore plus pertinent : «Avec quel poids d’autorité l’Église peut-elle intervenir dans l’interprétation de la loi naturelle? Avec quel type de conséquence ou d’autorité le Magistère peut-il, ou doit-il, intervenir dans ce domaine?». Voici les résultats de ma réflexion sur le questionnaire du Vatican à partir du «Magistère incertain.»

À la question 1, il faudrait répondre que l’enseignement de l’Église sur les sujets indiqués laisse pratiquement tout le monde indifférent et comment se fait-il qu’ils ne savent pas cela, les auteurs de ce questionnaire.

Je voudrais signaler d’autres exemples ; la question 2 laisse entendre que seuls «des facteurs culturels» empêchent «la pleine compréhension de l’enseignement de l’Église». Se peut-il que l’enseignement de l’Église sur la famille ait besoin d’un aggiornamento (mise à jour)?

À la question 3, il faudrait réaliser que l’institution a perdu, depuis longtemps, le contact avec ses «fidèles» même ceux qu’on désigne sous le nom de «pratiquants».

La question 4 vient clore tout débat sur le sujet selon le texte suggéré : «La notion de loi naturelle, selon l’enseignement de l’Église, c’est l’union d’un homme et d’une femme». J’ai des petites nouvelles pour ces personnes au Vatican. Ma petite-fille et sa conjointe ont un enfant et il n’a pas été adopté, mais conçu selon les méthodes scientifiques du XXIe siècle.  Elles seraient moins une famille selon la loi naturelle que prône notre Église? J’ai baptisé cet enfant et j’ai béni cette famille qui m’est très chère. Je pense que l’Église devrait faire une mise à jour de son système d’interprétation (sa théorie) sur la vie de couple.

La question 5 voudrait connaître l’argumentaire de cette situation de famille qui se situe «hors normes» de la loi naturelle telle que voulue par l’institution. La réponse que je propose est celle de l’amour.  J’aime cette famille et je suis persuadé que Dieu l’aime aussi. Alors pourquoi établir des «normes dogmatiques» sur la loi naturelle qui ne résiste pas dans le vécu des personnes.

La question 6 aborde la situation des personnes vivant en union libre, divorcé-séparé-remarié. La question veut savoir «s’ils sont conscients ou indifférents ou écartés.» Les personnes que je connais dans cette situation «sont en amour» et voudraient pouvoir le vivre comme tous les autres couples. Quant à l’impossibilité de recevoir les sacrements, c’est une décision autoritaire des instances de l’institution que bien des personnes ne respectent même pas. Les autres sont complètement indifférents.

Sur la question 7, ce ne sont pas des demandes que les personnes divorcées et remariées veulent présenter à l’Église. Ces personnes constatent que ce qui les éloigne des sacrements, c’est leur sexualité. En effet, les personnes corrompues, ou violentes ou quoi que ce soit n’ont aucun problème à s’approcher des sacrements. Elles sont des pécheurs, ce qui est le statut de tout baptisé. Ce qui est le statut des personnes divorcées et remariées. Alors pourquoi les viser en particulier?

À la question 8 sur «la reconnaissance de la nullité du lien matrimonial», notre institution aurait avantage à se ressourcer auprès de nos frères et sœurs orthodoxes qui depuis longtemps ont compris que l’erreur est humaine et que personne sur cette terre n’est parfait.

La question 9 sur le comportement de l’Église envers «l’État promoteur d’union civile entre personnes du même sexe ainsi qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union», je dirais que l’Église devrait ouvrir l’Évangile pour comprendre ce que veut dire accueillir et aimer. J’ai présidé le «mariage» civil de ma petite-fille et sa conjointe ainsi que les mariages de trois autres de mes petits-enfants dont deux civils et un religieux. Ce furent des célébrations dans la joie qui ont engendré des enfants qui sont mes arrières petits-enfants. Que du bonheur dans ces familles!

L’attention pastorale (question 10) envers ces personnes, c’est de les accepter telles qu’elles sont et pour l’amour de Dieu les laisser vivre sans toujours leur rappeler qu’ils et elles ne sont pas dans les normes.

Les personnes de même sexe qui ont adopté ou eu des enfants (question 11) s’attendent à être accueillies dans la charité qui demeure selon saint Paul l’attitude la plus évangélique (Si je n’ai pas la charité…).

La question 12 m’a vraiment fait suer. Quand notre institution va-t-telle arrêter de s’immiscer dans la chambre à coucher des couples? Je pensais que le rejet par les fidèles de l’encyclique de Paul VI sur la régulation des naissances avait clos ce débat. Il faut bien admettre que la sexualité et la morale s’y rattachant ont la vie dure dans notre Église.

Les questions 13 et 14 voudraient des suggestions pour faciliter l’acceptation de la doctrine morale de l’Église. Ce qui rend difficile l’acceptation de cette doctrine morale, c’est justement l’attitude intransigeante de l’institution qui impose des «douanes» (Pape François) à sa pastorale.  Comme l’écrit si bien mon amie Yolande du Forum André-Naud: «L’histoire me démontre que des légions de femmes et d’hommes ont quitté l’Église dans le passé, parce que cette Église était intrusive dans le vécu des couples au nom de la loi naturelle, que l’Église utilisait non pas pour «servir le bien des couples», mais plutôt pour renforcer son pouvoir sur les couples.»

Je croyais vraiment que l’institution, depuis notre « Révolution tranquille », avait cessé de promouvoir le nombre d’enfants qu’un couple voudrait se donner (question 15). En arrivera-t-on un jour à faire confiance à la générosité de l’amour de nos jeunes pour la famille? Nous l’avons fait et nous avons treize petits-enfants et bientôt dix arrières petits-enfants. L’amour ça s’enseigne par l’exemple et non par les mathématiques.

Les questions 16 et 17 relèvent de la façon de vivre l’Évangile. Si les valeurs de l’Évangile de Jésus sont vécues dans la famille alors Jésus y est présent. Comme on dit dans la communauté que je fréquente le dimanche, à l’appel du président  «Le Seigneur soit avec vous», nous répondons «Il est au milieu de nous».

Ce cheminement théologique m’aura permis de rafraîchir mes notions sur l’enseignement de l’Église en reprenant contact avec ce grand théologien que fut André Naud.