Bon, rempli de douceur et habité d’une conviction indéfectible

Daniel Roy

Raymond Champagne

Si nous eûmes été du temps de Jacques Cartier, Raymond eut été enterré et sanctifié avant même notre retour. Voilà que par la vigilance et les bonnes intentions de Céline Girard, nous nous trouvons informés du décès de notre frère Raymond Champagne. Quelle nouvelle ! On ne soupçonne pas la mort imminente d’un proche compagnon.

Le souvenir le plus lointain qui m’était revenu la première fois que je l’avais revu au Forum André Nault, c’est celui d’un prêtre au Petit Séminaire de Nicolet durant les années 1967-68.  Il s’était spécialisé en Orientation professionnelle. J’avais fait appel à lui pour connaître mes propres forces. Mon œil de jeune étudiant me le décrivait comme un homme compétent, passionné, moderne et joyeux. Avec lui, pas de complications et de tracasseries inutiles comme nous pouvions à l’évoque en être facilement affligés. C’était un homme d’avenir. Il lisait dans les intentions des jeunes de mon âge et dans les nécessités de la société. Puis il tentait au mieux, de faire s’arrimer, tout ce pouvoir de don et celui des quêtes de ce temps-là.

J’ai appris plus tard, après l’avoir perdu de vue pour de vrai, qu’il était de tous les combats. Il a enseigné la gérontologie et la psychologie à l’UQTR, a reçu le mérite annuel des psychologue du Québec, l’hommage de l’association dès gérontologues du Québec et récemment, la médaille du mérite professionnel du Séminaire de Nicolet.

Il faisait partie du Forum André Nault, ce qui est un signe de bonne volonté eu égard à l’Église et à sa présence au monde.

Je suis habité à la fois par un sentiment de tristesse et de joie.  Raymond aura jusqu’à la fin tenté d’imprimer à son Église diocésaine, un redressement de colonne. Vivre la modernité tout en ne s’éloignant d’aucune façon de la pensée de Jésus. Je rends hommage à ce battant, mort au combat de l’espérance. La douceur de cet homme laissera des traces de bonté auprès des siens et de ses amis dont nous, du FAN des diocèses de Trois-Rivières et de Nicolet.

Adieu frère Raymond, à Dieu,  l’ami, nous gardons de toi le souvenir d’un homme bon, rempli de douceur et habité d’une conviction indéfectible: l’homme est appelé à plus grand que lui.

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