À propos

Le Forum André-Naud a officiellement vu le jour au congrès de fondation le 15 novembre 2006, à la Maison de la Madone, Cap de la Madeleine (au Québec), sous la conduite de Claude Lefebvre, curé de la paroisse de Saint-Étienne de Montréal et membre de la communauté des Fils de la Charité.

Claude Lefebvre a expliqué dans le numéro 3 de la brochure du FAN comment a surgi l’idée d’un Forum qui pourrait porter le nom d’André Naud, théologien bien connu et estimé au Québec et décédé depuis peu. Il a été interpellé par un de ses ouvrages intitulé «Un aggiornamento et son éclipse».  Dans la présentation de ce livre, on peut lire: «Vatican II demeure l’événement ecclésial le plus important du XXe siècle.  Sa préparation et sa réalisation ont libéré la parole, suscité le solidarité dans la recherche de la vérité, favorisé la libre expression des opinions et des convictions.  Un véritable aggiornamento qui semble, depuis, contredit par plusieurs interventions romaines qui menacent sérieusement la liberté dans l’Église.»

Puis, l’événement déclencheur des interventions publiques de l’abbé Raymond Gravel, langage nouveau autant pour les croyants que les incroyants, donna à Claude Lefebvre de comprendre une autre réflexion d’André Naud, en postface du même ouvrage: «Une autre attitude est possible en face des difficultés qu’on éprouve dans l’Église à bien dire et à bien vivre la liberté dans la foi.  On peut décider d’espérer et de lutter. Ces deux mots ne sont pas dissociables. On n’a pas le droit d’espérer si on ne lutte pas; on n’a pas le courage de lutter si on n’espère pas».

Enfin, le projet du Forum André-Naud a grandi et des équipes locales dans plusieurs diosèces ont emboité le pas, poursuivi la réflexion, recherché le dialogue avec des évêques, mené des actions avec leurs paroissiens. Les équipes locales sont, depuis le 31 octobre 2007, regroupées dans le Réseau des Forums André-Naud.

Claude Lefebvre écrivait encore: «Ce que nous ferons, ce que nous créerons de neuf en notre Église et dans notre monde, ce que nous deviendrons, tiendra à la fois des hommes (de nous-mêmes) et de l’Esprit. Mais l’Esprit ne nous est jamais acquis… il viendra sans doute à la mesure de notre appel, de notre désir, de notre disponibilité… Laissons-nous mener par L’Esprit…»