Bienveillante Hélène

Bienveillante Hélène

Celle qui ne s’est jamais imposée par sa grandeur physique mais qui a toujours séduit son entourage par la hauteur, la largeur et la profondeur de son cœur vient de nous quitter. Le cancer l’a obligée à dénouer son tablier de service : elle est décédée samedi le 23 août à 18h55 dans la section des soins palliatifs d’un hôpital du Cap-de-la-Madeleine… décédée alors qu’au téléphone « je parlais d’elle » avec Michel Gauvreau qui revenait de la visiter à l’hôpital avec Ugo et qui me donnait des « nouvelles ».

Hélène Bournival était présente à la première assemblée générale du Forum André-Naud (congrès de fondation) le 18 octobre 2006 et par la suite, avec les moyens du bord (papier, ciseau, colle, règle, photocopieur…), elle a épaulé Claude Lefebvre à construire  et publier les premiers numéros du Bulletin du Forum. Dès que le Forum André-Naud s’est donné une  Constitution et une organisation québécoise, Hélène a accepté d’en être la registraire (une lourde tâche) et de participer aux réunions de l’équipe nationale. À toutes les assemblées générales à la Maison de la Madone à Trois-Rivières, tantôt appuyée par Rachel, Denis… elle accueillait les participantes et participants et enregistrait leur inscription officiellement. Toujours disponible! Toujours pleine d’humour et d’attention.

Hélène avait un parti pris au quotidien : les petit(e)s, les pauvres, les négligé(e)s, les oublié(e)s de la société qu’elle a servis sans relâche autant dans les quartiers populaires de Montréal avec les Petites Sœurs de l’Assomption qu’au Centre de détention Parthenais. Elle a été très impliquée avec les Fils de la Charité dans la communauté chrétienne de St-Étienne du quartier montréalais de la Petite Patrie. Un parti pris inspiré par l’Évangile.

Infirmière de formation, excellente cuisinière, bonne raquetteuse, organisatrice débrouillarde, habile couturière… toutes ces dimensions de sa personnalité lui ont permis de faire grandir l’autre, c’est-à-dire celui ou celle qui se présente sans nécessairement s’annoncer. Ça frappait à sa porte : elle ouvrait, accueillait, écoutait; comme LUI, elle dressait la table et partageait le pain qu’elle avait… avec son sourire coquin; rehaussé, nourri de tendresse et d’espérance, l’autre reprenait son chemin. Hélène : la bienveillance sur deux pattes!

Merci à toi, Hélène, pour ta vie qui a pénétré la nôtre.

André Gadbois, coordonnateur
pour le Réseau des Forums André-Naud

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