Une condition de la sagesse

Bernard Émond« Une église, et c’est fait pour cela, nous fait nous sentir petits, ce qui est pour moi une condition de la sagesse. »  Voilà comment le cinéaste Bernard Émond a expliqué l’influence qu’il accordait aux « temples » à l’occasion de la Conférence d’ouverture du 4e Forum sur le patrimoine religieux, tenue le 5 novembre 2015 à Québec et organisée par le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Bernard Émond, qui se dit non-croyant, a tourné notamment une trilogie de films inspirés de valeurs « théologales » selon les mots de François Lévesque du journal Le Devoir. Ce dernier  publiait en août 2015 une critique de son dernier film « En commençant par la fin » qui avait pour thème la mort.

Selon Émond, le silence qu’on trouve dans une Église soulage et apaise : il inspire certaines pensées et certains sentiments. Ce silence, propre au temple,  donne un sentiment d’élévation. Il est plein « d’une présence du divin, peut-être, une rémanence ou parfum si on veut, de la foi et des prières des générations qui se sont succédé sur ces bancs. »

Rappelant que notre histoire repose sur le Christianisme, pour le meilleur et pour le pire, il  affirme qu’il ne faudrait pas troquer la pleine conscience de ce que nous sommes pour l’oubli. Selon lui, les béatitudes interpellent encore les croyants  comme les non-croyants et même la notion de péché ou d’interdit est essentielle au fonctionnement de nos sociétés contemporaines.

On peut retrouver le texte intégral de la conférence à la page 2 du numéro de l’hiver 2016 du Bulletin d’information du conseil du patrimoine religieux du Québec.

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