Tous les articles par Jean-Pierre Langlois

De Jérusalem à Jéricho, du Québec à l’Église algérienne

Je n’ai pas passé 40 jours et 40 nuits à traverser le désert, mais parcourir 1 400 km dans le Sahara, du sud au nord ramène à l’essentiel.

Le désert algérien
Le désert algérien

Nous avons voyagé à 3 conducteurs et 4 participants. Durant les 500 derniers kilomètres du parcours initial, il y eut beaucoup de vent charriant du sable, de sorte que la route disparaissait à l’occasion… un peu comme lorsque le vent balaie la neige sur nos routes d’hiver. Ce n’est pas bon pour le filtre à air du moteur, il va sans dire.

Le désert ? Ce sont des paysages changeants : du sable blanc, orange ou même noir, des monticules ou des plateaux, des roches et quelquefois, grâce au miracle de l’eau pompée du sous-sol, des terres cultivées !

Nous avons été « escortés » tout au long du chemin, ou presque, par des jeeps de gendarmes. Ils ont l’avantage de bien connaître le bout de chemin où ils nous accompagnent, et ils ne se contentent pas des « limites » de vitesse habituelles; avec eux, nous avons dû réaliser à l’occasion du 120 à 140 km/h !

La jeep des gendarmes
Le jeep des gendarmes
La vie de tous les jours offre bien des rencontres

Dans sa première intervention, notre théologien accompagnateur, le jésuite Christophe Ravanel, commentait les révisions de notre vie locale les reliant avec la rencontre de Jésus avec Zachée (Lc 19). S’il y a bien des personnes anonymes dans les récits évangéliques, quelques personnages sont mis en relief. La rencontre de Jésus avec Zachée est le symbole de nos rencontres avec les gens de nos milieux de vie. Pour l’Église d’Algérie, la rencontre avec l’autre est essentielle. Par rapport à la foule, dans la rencontre, chacun ou chacune est appelé par son nom.

Tisser des liens
Tisser des liens

Lorsque la rencontre s’approfondit, que les liens se tissent, nous entrons dans une relation où on peut entrer dans le mystère de la personne, avec le partage de son histoire qui est toujours une « histoire sacrée ». Cette histoire nous rappelle que nous n’en sommes pas, pour la plupart, les initiateurs, mais les héritiers. Nous poursuivons du mieux possible une présence déjà amorcée.

Nous n’avons pas souvent la chance de « nommer » la présence de Jésus de façon explicite. Mais les fruits de l’Esprit qui germent de nos rencontres nous la manifestent : la confiance qui nous est donnée à travers les confidences reçues, l’amitié et l’amour ressentis mutuellement, la joie et la paix qui émergent à la fin de nos échanges.

Dans la précarité de nos situations de vie, notre engagement personnel peut devenir un signe d’espérance, un espoir qu’un changement est possible. Nos paroles sont moins fortes que nos actions. Cela exige de nous continuité, ouverture du coeur, apprentissages de toutes sortes. De plus, la durée dans l’engagement transforme peu à peu la perception de l’autre.

Des rencontres en vue d’un dialogue islamo-chrétien

Il peut nous arriver que certaines personnes ou associations nous invitent à un dialogue entre chrétiens et musulmans. Comme l’islam est plus que majoritaire en Algérie, et qu’il est plutôt conservateur et traditionaliste, plusieurs de ces échanges tournent court.

Si on se rend compte que le sujet de la religion est abordé de façon bien souvent stérile, il est plus satisfaisant lorsqu’il permet un échange sur l’expérience personnelle de Dieu, sur les valeurs communes et celles qui nous différencient. Il faut donc savoir faire la différence entre les personnes. Pour tous, en fin de compte, il nous est proposé de maintenir le dialogue au plan de la vie quotidienne, dans le partage de nos expériences et de nos prières pour la paix par exemple.

Vivre dans la société algérienne est une expérience contrastée

L’Algérie est constituée de multiples communautés différenciées : au plan culturel, linguistique, religieux, au sein même de la nation musulmane. Cela peut donner l’impression de silos communautaires posés côte à côte. On a tendance à rester entre soi. Et la loi du groupe, de notre communauté d’appartenance, s’impose encore souvent aux nouvelles générations.

Femmes mozabites
Femmes mozabites à Ghardaïa

Par ailleurs, si le premier accueil en Algérie est globalement favorable, on ressent aussi que des gens n’acceptent pas facilement notre présence chez eux : une certaine indifférence sinon du mépris, et pour des missionnaires venus d’Afrique noire, du racisme latent.

C’est souvent un choc de se sentir « bizarre » au milieu de la foule, comme si quelque chose d’important nous manquait (comme la liberté d’expression, une relation plus égalitaire entre hommes et femmes, un regard positif sur le progrès social, …). Peut-être sommes-nous un peu, dans nos lieux de vie, comme des oasis ou encore des passerelles entre les gens du pays et le monde ?

Cela représente un défi à affronter et nous ramène à la source de notre présence en ce pays : être des témoins vivants de Jésus et de son Évangile. Il ne sera jamais aisé d’accueillir chacun tel qu’il est, avec ses différences. Il n’y a qu’à penser à l’accueil des migrants et réfugiés un peu partout…

Ces réalités de la vie et ces rejets n’ont pas épargné Jésus et ne devraient pas trop nous étonner. C’est plutôt les moments bénis d’hospitalité mutuelle que nous devrions souligner et chérir.

L’Église du Sahara algérien où tout est à construire

Notre Église diocésaine est comme une famille qui s’est récemment renouvelée : il y a plus de jeunes missionnaires présents depuis quelques années, et ils sont davantage de l’Afrique noire. Ces nouvelles arrivées provoquent beaucoup de dynamisme, mais aussi des limites dans l’intégration, et donc des insatisfactions dans le travail pastoral réalisé.

La famille diocésaine de Ghardaïa en avril 2018
La famille diocésaine de Ghardaïa en avril 2018

Rappelons-nous que nous avons avantage à tenter de les dépasser ensemble, et non pas chacun de son côté. N’hésitons pas à demander de l’aide, et profitons de la présence actuelle de l’équipe diocésaine étoffée qui nous anime.

Cette Église compte peu de baptisés, des structures légères où tout est à construire en acceptant que cela prendra du temps, de la patience et de la confiance.

Célébrant la messe chrismale après Pâques afin de profiter de la présence d’une grande partie des agents de pastorale présents à l’assemblée diocésaine, nous constatons que notre vie d’Église connaît peu de repères institutionnels, qu’elle se vit plutôt dans la foi nue, les Eucharisties occasionnelles, en donnant sans compter, sachant que l’Esprit de Dieu fera le reste. Cela nourrit notre rattachement à la grande Église universelle.

Pour durer, nous nous aidons de quelques convictions :

  • accepter d’être soi-même, différent, éviter les critiques faciles ou blessantes, mais toujours chercher à accueillir la culture locale;
  • puisque Jésus n’a pas voulu rester seul, mais il s’est choisi un groupe de disciples, chercher à nous joindre les personnes de bonne volonté que nous côtoyons;
  • prendre le temps de se connaître, de se visiter même, et de connaître l’histoire des lieux où nous vivons;
  • pratiquer le discernement en commun sur un sujet important, en réfléchissant sur le problème soulevé, tenter d’y apporter sa part de solution, et trouver qui pourrait nous aider à avancer;
  • rester proche des pauvres, car ils n’ont rien à perdre mais sont si souvent prêts à donner un coup de main.
Je suis descendu de Jérusalem à Jéricho

Jérusalem, c’est le Québec avec ses temples, ses structures bien huilées, son économie dynamique et sa vie culturelle épanouie. Jéricho, c’est l’Église algérienne, plus souple et légère, plus désertique aussi. Jésus n’y a été que de passage, entre une guérison d’un aveugle qui ne l’a plus lâché jusqu’à reprendre la route vers la ville sainte, et un publicain plutôt méprisé mais habité d’un grand désir de retrouver ses racines en se convertissant radicalement. Je crois me retrouver un peu dans ces deux personnages…

Et vous, où en êtes-vous ? Comment vos rencontres vous habitent-elles ?

Dimanche des Rameaux :
La prière de l’âne

L’Évangile des Rameaux mentionne avec soin l’animal sur lequel Jésus a fait son entrée à  Jérusalem. Pas un cheval piaffant et majestueux, mais un petit âne.

L’âne n’est qu’une bête de somme, un moyen de transport à la portée du plus grand nombre. Il porte les charges lourdes, il accompagne son maître. On le dit entêté et paresseux, lent et besogneux. Cela peut nous ressembler, non ? Il a pour particularité à accompagner l’homme à son pas. Nous savons bien que ce n’est pas si simple que cela !
Un âne
Abraham a pris un âne pour aller sacrifier son fils unique (Gn 22). Le fils de David est aussi le fils d’Abraham… Anne Lécu disait :

« Voilà toute la prière de l’âne : être disponible, libre pour l’unique Maître, qui a besoin de chacun de nous sans exception et ne craint pas de nous détacher de nos piquets et de nos chaînes pour le servir et pour l’aider. » 1

Et le cardinal Etchegaray écrivait :2

« J’avance comme un âne de Palestine,

Oui, j’avance comme l’âne de Jérusalem
dont le Messie, un jour des Rameaux,
fit sa monture royale et pacifique.

Je ne sais pas grand chose,
mais je sais que je porte le Christ sur mon dos !

Je le porte,
mais c’est lui qui me mène !

Je sais qu’il me conduit vers son Royaume
où je me prélasserai sur de verts pâturages.

J’avance à petits pas
par des chemins escarpés,
loin de ces autoroutes de la vie moderne
où on ne reconnaît plus ceux qu’on dépasse.

Quand je bute sur une pierre,
mon maître doit bien en être secoué,
mais il ne me reproche jamais rien.

J’avance en silence.
C’est fou comme on se comprend sans se parler,
lui et moi.

C’est peut-être mieux ainsi,
car ses paroles me semblent souvent bien étranges.

La seule que j’aie comprise, c’est :
« Mon joug est facile à porter
et mon fardeau léger. »  (Mt 11,30)
On aurait dit qu’il l’avait dite pour moi tout seul ! »

1 Sr Anne Lécu, Prions en Église décembre 2017
2 Etchegaray, R. (2006). J’avance comme un âne: A temps et à contretemps (nouv. édition). Fayard.

Consentir au mystère

N.D.L.R. Jean-Pierre Langlois, membre du Forum André Naud, prêtre, est parti à l’automne 2016 pour 3 ans en mission à Tamanrasset, au sud de l’Algérie et à la porte du Sahara. Jean-Pierre Langlois, de retour d’un séjour au Québec, a transmis cette autre correspondance de Tamanrasset.

Ce titre m’a accroché lorsque je l’ai lu il y a quelques jours. Je crois que je vais tenter d’en faire mon leitmotiv, ma résolution de Carême. Je vous explique.

Jeune, on nous disait que le Mystère, c’est quelque chose qu’on ne peut pas comprendre. Puis, lors de mes études supérieures, le Mystère est devenu quelque chose de si riche que nous n’avons jamais fini de le découvrir et de le comprendre. Je devrais sans doute ajouter que le Mystère, c’est surtout Quelqu’un !

Le Mystère, c’est si souvent l’autre que je côtoie…

Consentir à l’autre, y consentir tel qu’il est : cela a toujours été un défi pour moi. Là où j’habite, je partage le terrain avec un migrant camerounais qui a échoué à Tamanrasset, terrassé par une tumeur cancéreuse qui menaçait sa vie. On l’a opéré et il suit des traitements médicaux ayant des effets secondaires bénins mais persistants et souvent désagréables. En plus, il ne réussit pas à travailler de façon régulière.

Comme si tout cela n’était pas suffisant, il a développé une sorte de paranoïa qui lui fait craindre tout et rien. Je l’écoute, mais pas assez. Je lui donne de petits boulots, mais il végète et vit dans la précarité. J’essaie de préserver son amour-propre et de relativiser ses angoisses. Consentir à sa présence, c’est blaguer avec lui et souligner ses bons coups. Ce sera ma façon de jeûner que de me faire plus proche de lui.
Cierges à la main
Combien de personnes peuplent notre existence ? Les prenons-nous trop facilement pour acquis ? Au lieu de tenter de les orienter, sommes-nous assez confiants en elles pour leur faire confiance et les encourager ? Le thème du Carême au Québec n’est-il pas cette année « oser la confiance » ?

Vous savez bien que la société n’est pas la simple juxtaposition d’individus. Les réseaux sociaux nous le démontrent bien. Pour le meilleur et pour le pire. Consentir au Mystère, c’est aussi pour moi vivre un engagement qui tente d’améliorer la société, ici et/ou ailleurs. Peu de justice sociale, peu d’humanité. Nous avons l’embarras du choix, mais faisons quelque chose ! Est-ce l’occasion d’un don, d’une participation à une cause, du temps accordé à une personne âgée ou isolée…

Le Mystère, c’est aussi la nature et ce qu’elle laisse deviner

Lorsque sont publiées des photos prises par les astronautes de notre planète, je ne peux qu’être dans l’admiration devant cette immensité… habitée. L’océan me fait le même effet. Atteindre le sommet d’une montagne aussi. Dire qu’il y a des milliers, des centaines de milliers de planètes autour d’étoiles… voilà un beau Mystère ! En prendre soin est devenu un impératif. Se reprendre sans cesse face à cet objectif exigeant aussi.

La planète Terre

Le Mystère, c’est Lui, bien sûr !

Une hymne du bréviaire le dit si bien :

À la mesure sans mesure
de ton immensité,
tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre coeur,
ta place reste marquée
comme un grand vide, une blessure.
À l’infini de ta présence,
le monde est allusion,
car tes mains l’ont formé.
Mais il gémit en exilé,
et crie sa désolation
de n’éprouver que ton silence.
Dans le tourment de ton absence,
c’est toi déjà, Seigneur,
qui nous as rencontrés.
Tu n’es jamais un étranger,
mais l’hôte plus intérieur
qui se révèle en transparence.
Cachés au creux de ton mystère,
nous te reconnaissons
sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t’accueillir
d’un cœur brûlé d’attention,
les yeux tournés vers ta lumière.1

 « Ce n’est pas dans les régions lointaines qu’on trouve ce que le Seigneur demande de nous : c’est à l’intérieur de notre cœur qu’il nous envoie. » Saint Césaire d’Arles éclaire bien par ces mots ce qui se passe en ce temps du Carême.

Nous voici invités à une aventure particulière : 40 jours de « retrait » intérieur, d’une solitude habitée par la conscience vive qu’une Présence nous y rejoint. Et que cette Présence s’appelle peut-être Dieu, mais surtout Père.

Pour goûter cette Présence, une certaine ascèse est nécessaire, qui ne concerne pas principalement la nourriture ou nos appétits corporels. Mais qui consiste surtout à être attentif à ce qui nous envahit, ou nous obsède : pensées désordonnées, paroles intempestives, désirs incontrôlés…

Entrer en carême c’est entrer en soi-même, non pour s’isoler mais pour une rencontre qui unifie et simplifie.

Seigneur Dieu, nous faisons partie de la nature avec ses ombres et ses lumières.
Un jour, ta main créatrice a insufflé en nous la vie.
En Jésus, tu t’es incarné traçant notre route jusqu’en l’infini.
Nous avons crié vers toi, et tu nous as transfigurés.
La Passion et la Résurrection de ton Fils ont scellé l’Alliance qui éternise le temps. 2

Sainte et joyeuse marche vers Pâques ! Amitié,

1 (Fr. Pierre-Yves.Taizé.CFC. La nuit, le jour)
2 Georgette Sirois

Un Enfant Jésus prématuré et 8 rois mages

L’Enfant Jésus de 2017 est un prématuré

Eh ! Oui, je sais que je vais vous surprendre un peu. Mais l’Enfant est déjà né, le mardi 14 novembre dernier. Après 8 mois de grossesse, sa maman Abigaëlle a subi une césarienne et elle a accouché d’un petit garçon minuscule. Oh ! J’oubliais de préciser : l’Enfant est noir comme du charbon, il est bien le fils de ses parents ! Il s’appelle Martin, et sera baptisé la nuit de Noël. Ce sera vraiment une crèche vivante !
Petit Martin
Abigaëlle avait été opérée pour le cœur il y a 3 ans, et sa grossesse était à risques. J’ai demandé de l’aide financière à ma famille pour lui procurer la dose de médicament journalière qui, à la fois, ménageait son cœur et lui permettait de porter son enfant. C’est déjà un « miracle » que la mère et l’enfant soient vivants! Mais n’est-ce pas toujours un miracle ? !

Martine, petite sœur du Sacré-Coeur de Charles de Foucauld, a veillé l’enfant une nuit pendant que sa mère restait à l’hôpital pour mieux se remettre de son opération césarienne. Il fallait aider le bébé à boire aux 3 heures, jour… et nuit. Moi, il m’est arrivé de le garder en après-midi, comme un bon (hum) grand-père.

Devant cette vie à la fois si mystérieuse, fragile et exigeante, voilà une jolie parabole de l’espérance qui renaît chaque fois que nous nous mettons du côté de la vie plutôt que de nos aises, de nos soucis ou de nos bobos. C’est le souhait que je vous transmets, avec la joie de vous rejoindre avec cette lettre !

De bon matin, j’ai rencontré le train de trois grands rois…

Ce chant populaire était chanté jadis à l’église au jour de l’Épiphanie… Il dirigeait doucement vers l’Étoile et son mystère ! Non, ils ne sont pas trois rois mages, mais bien huit, hommes et femmes inclus ! Et ils ne viendront pas à la crèche. Impossible. C’est plutôt nous qui allons les voir et leur envoyons des colis. Arriveront-ils pour Noël ou pour l’Épiphanie ? !
Des colis pour des détenus
Ce sont des prisonniers chrétiens que nous visitons à Tamanrasset, Martine et moi. Comme nous ne pouvons leur fournir des effets matériels comme des chandails, ni même des brosses à dents ou du lait en poudre pour améliorer leur cantine ordinaire de l’établissement, la prison, nous leur avons envoyé tout cela par la poste ! Ce sera long mais… espérons que cela arrivera !

Les prisonniers et les migrants vivent pour la plupart au jour le jour avec la certitude que s’ils sont encore là malgré les épreuves, c’est parce que Dieu les tient debout. Ça m’a donné une leçon d’humilité. Dieu ne veut-il pas que l’on se présente en vérité devant lui et que nous nous abandonnions totalement à lui ? Il nous connaît par cœur et nous aime tels que nous sommes.

La lumière de l’étoile du matin

Jésus a dit que le royaume des Cieux est à ceux qui ressemblent aux enfants. Devant la crèche, quels mots simples et vrais allons-nous balbutier ? Qui est lumière pour vous ? Pour qui êtes-vous lumière à votre tour ?

Voici une prière de Jules Beaulac qui vous est dédiée, vous qui portez la Lumière, l’Étoile du matin, dans vos cœurs :
Bougies

Il est minuit, Seigneur.
Il fait nuit, il fait noir, très noir.
Mais, heureusement,
il y a les étoiles, nombreuses,
qui piquent le ciel et qui scintillent
comme des paillettes d’or sur la grande robe du firmament.
S’il n’y avait pas d’étoiles, que la nuit serait triste !
S’il n’y avait pas d’étoiles, que la nuit serait triste !
Mais, s’il n’y avait pas de nuit, on ne verrait pas les étoiles…

Seigneur,
il fait parfois nuit dans ma vie :
problèmes, déceptions, échecs, fautes…
Qu’il y ait toujours des étoiles pour éclairer mes nuits :
amitiés, joies, reconnaissances, pardons…
Et que tu sois la plus grande et la plus brillante de toutes !

Amen.

Joyeux Noël !
Heureuse et Sainte Année 2018 !